Livres : Yves Kambala se raconte sans se la raconter

Avatar photo

L ’époque est celle du journaliste qui informe et communique : sur ses contenus et de plus en plus sur sa personne parfois sans en donner l’air sinon bruyamment. L’homme des médias s’est starisé tel que, dans le paysage audiovisuel occidental, des émissions de radio et de télévision portent de plus en plus des noms de leurs présentateurs. La presse congolaise n’a pas fait exception : dans les années 90, des journalistes ont enfilé des surnoms somptueux parfois percutants. Yves Kambala, qui en a fait partie, évoque son itinéraire dans l’ouvrage « Vibration d’un parcours » sorti au mois de juin.

Tous ceux qui ont écouté la musique congolaise ces dernières décennies ont forcément entendu cette dédicace : « Yves Kambala la valeur sûre ». Dans « Vibration d’un parcours », le journaliste raconte trois décennies passées à écouter battre le cœur de la musique et de la culture congolaises et à en transcrire le pouls dans des créations dramatiques, dans des émissions télévisées et dans un magazine en papier glacé.

Ce livre se lit comme un récit-témoignage-hommage qui égrène des mains tendues, des moments historiques de la musique congolaise qui assouvissent sa passion, la relation avec des monstres sacrés de la musique dont il nous décrit une humanité qu’on ne leur soupçonnait pas…

N’espérez pas y lire les mémoires d’un troubadour en bout de parcours, Yves Kambala prévient avec la même sobriété qui traverse sa publication de part en part : « Et même si ce livre vient clore une étape, il ouvre une porte vers de nouvelles explorations, de nouvelles créations, de nouveaux talents à découvrir et à célébrer ».

|Botowamungu Kalome (AEM)