RDC : la BCC utilise ses réserves de change pour défendre le franc congolais

L a Banque centrale du Congo (BCC) a entrepris d’atténuer les pressions sur le marché parallèle. Pour ce faire, elle n’hésite pas à intervenir sur le marché des changes.


La BCC a en effet prévu d’intervenir à nouveau lundi 12 janvier sur le marché des changes, en procédant notamment à une vente des devises. Une telle annonce faite à l’avance a un seul but : inciter les opérateurs économiques et le public à poursuivre leurs transactions dans un climat de confiance.Jeudi 8 janvier, lors de son point de presse qui a suivi une réunion du Comité de politique monétaire, le gouverneur André Wameso Nkualoloki, s’est voulu rassurant en déclarant que l’institution financière qu’il dirige répondra toujours aux besoins de liquidités en devises émanant des banques commerciales. En outre, il a ajouté que le niveau actuel de réserves de change de la BCC permettait de telles interventions.

Deux jours après, on comprend mieux la portée des propos rassurants du numéro un de la BCC. Cette institution financière venait en fait de procéder le même jeudi 8 janvier à une énième vente des devises aux banques commerciales. Ces dernières ont pu ainsi acheter 50 millions de dollars contre des francs congolais au taux de change de 2040 CDF pour un dollar.

Selon la banque des banques, une nouvelle intervention sur le marché des changes est programmée pour ce lundi 12 janvier. Cette opération vise cependant à désamorcer les tensions observées sur le marché parallèle. Celles-ci sont perceptibles dans beaucoup de quartiers de la capitale rd-congolaise, Kinshasa, surtout à la périphérie de la capitale où le cours du billet vert atteint déjà 2340 CDF voire 2400 CDF. D’après la BCC, quelques opérateurs économiques font aussi des anticipations négatives sur le cours de la monnaie nationale et se livrent à la spéculation cambiaire. La banque centrale entend donc agir efficacement afin de dissuader ceux qui ont ou auront recours à de telles pratiques. D’autant que ses réserves publiques de devises étrangères lui confèrent une capacité d’action robuste et continue sur le marché des changes. Elles lui permettent enfin d’assurer une couverture significative des importations des biens et services.|Source: Enjeuxafricains.com