Le chanteur Vaugerard Mampuya | Photo © Zaïko L.L. Les bases du chant, Vaugerard les acquiert entre 14 et 15 ans au sein des chorales. Dès 18 ans, l’ancien choriste est tellement subjugué par Evoloko, Papa Wemba, Pépé Kallé, Carlyto qu’il ne peut résister à l’appel de la rumba congolaise. Le jeune Onesime va s’essayer dans des orchestres de quartier au point de susciter l’admiration de Patrick Esakwa et Djino Kandolo qui le présentent au bassiste Oncle Bapius et Emmanuel Mbangi Lukula (Sec Emma) secrétaire de Zaïko pour qu’il intègre ce groupe. Pour le traditionnel test d’entrée, Vaugerard restitue avec brio les chansons Obi, Persévérer et Linya. On notera au passage que trois voix sont en exergue dans ces chansons : celles d’Evoloko, de Bimi Ombale et de Dindo Yogo.
« Passer du style Wenge au style Zaïko Langa Langa »
Dans ses expériences précédentes, comme beaucoup de chanteurs de sa génération, Vaugerard faisait dans le style Wenge Musica dont il fallait se démarquer pour s’imprégner de celui de Zaïko Langa Langa. Une gageure pour Vaugerard car « Il fallait s’attaquer à des monstres de ténor comme Papa Wemba, Evoloko, Likinga, Adamo Ekula et donc reproduire avec netteté la nuance, la note »
« Tous ont pris soin de moi, m’ont coaché, m’ont prodigué beaucoup de conseils sur la vie »
Vaugerard se dit chanceux depuis son arrivée dans Zaïko : « Likinga, Bozi Boziana, Malage m’ont beaucoup coaché à mes débuts ; Oncle Bapius m’a recommandé l’écoute, le respect de mon boss et des collègues, la discipline. Au-delà, je n’oublierai pas les encouragements de Jean-Michel Ghonda lors de mes débuts au regard du poids de l’histoire de Zaïko et de la renommée des chanteurs qui m’ont précédé.»
Le complément idéal de Jossart Nyoka Longo, l’atout charme de Zaïko
Les nostalgiques voient en Vaugerard le « sosie » de Lengi Lenga par son charme et son talent de danseur. Avec son boss Jossart, ils forment un duo magique qui de Vimba à Awa te en passant par Mama Siska pérennise cette suprématie de Zaïko Langa Langa à faire danser comme nul autre.
Gina Efonge aime l’identifier par « Beau gosse », il n’est pas le seul à le remarquer, la gent féminine aussi et Vaugerard n’esquive pas la question, n’élude pas le risque d’en user et d’en abuser : « Le président Jossart me parle beaucoup et dès le début Oncle Bapius m’avait mis en garde me rappelant qu’on a mis à tort en cause Zaïko pour des raisons prétendument mystiques dans la mort de beaucoup de ses musiciens… ».
Le chanteur reconnaît néanmoins à quel point c’est difficile de résister à la tentation : « Grâce à tous ces conseils, là où je devais commettre cinq bêtises, je vais en commettre deux ». Si je calcule bien, ça laisse 40 % de chances à ces groupies qui sont en pâmoison devant son charme sur scène et en dehors. On jugera sur pièces lors du concert du groupe le vendredi 24 avril 2026 au Zenith de Paris.|Botowamungu Kalome (AEM)





