Angola : Fenacult pour la préservation des langues nationales

Le Festival national de la culture projette de servir d’espace de promotion des langues nationales notamment auprès des jeunes et dans l’objectif de renforcer l’identité culturelle angolaise. Le musicien Carlitos Isaac qui plaide en faveur de la préservation et de la valorisation des langues nationales rappelle que le portugais est « une langue héritée du colonialisme permettant certes aux Angolais de tous bords de communiquer entre eux mais ne fait pas partie de la mosaïque culturelle et ethnolinguistique angolaise. » Carlitos Isaac encourage justement les acteurs culturels invités au Festacult d’échanger, de préférence, dans les langues nationales « pour une meilleure présentation et identification de leurs régions respectives ».

Par ailleurs, estime-t-il, « il revient aux services concernés du ministère de l’Éducation de poursuivre leurs actions en insérant l’apprentissage des langues nationales dans les différents programmes scolaires. » Un point de vue que rejoint Flora Paim, cadre de l’Institut national de recherche et développement de l’Éducation (INIDE), pour qui « l’intégration des langues nationales aux programmes scolaires constitue un facteur de l’identité et de développement culturel de l’Angola. » En somme, les langues nationales angolaises : Kikongo, Kimbundo, Umbundo, Nguanguela, Tchokwé et Kwanyama, méritent une place de choix dans ce Festival. Au même titre que la musique, la poésie, le théâtre et tant d’autres manifestations culturelles inscrites dans le programme officiel ■ Jossart Muanza(AEM)