Luciana Demingongo : « L’album de Nzuzi Makambo va se nourrir du meilleur de l’héritage de notre musique »

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C’est la voix la plus sollicitée de la musique congolaise, mais c’est dans un tout autre registre qu’on va retrouver bientôt Luciana Demingongo qui va assumer la délicate mission, pour le premier album de Nzuzi Makambo, de la réalisation de cette œuvre. Aussi sensible que le sujet de son album qu’il convient d’aborder avec circonspection, lucidité et pondération, Nzuzi Makambo consent aujourd’hui qu’il s’est résolu à préparer très patiemment son album Divorce à l’amiable  dont la sortie a été largement différée. Pour évoquer et assurer sur la qualité du travail qui est abattu, Luciana Demingongo s’est ouvert à AEM

AFRIQU’ÉCHOS MAGAZINE(AEM) : Vous êtes plus connu et reconnu pour vos talents de chanteur, auteur compositeur et interprète, vous voilà maintenant réalisateur. C’est quelque chose de nouveau pour vous ?

LUCIANA : C’est après avoir travaillé avec de bons réalisateurs et collaboré avec des musiciens arrangeurs lors des enregistrement de plusieurs albums que je me permets, pour la première fois de réaliser le premier album qui n’est pas constitué intégralement de mes chansons. Nzuzi Makambo est auteur, moi je suis compositeur et réalisateur avec l’aide d’un arrangeur qui est venu nous rejoindre pour mettre les paroles en valeur, le deuxième arrangeur est Caien Madoka Mavuzi.

AEM : Le défi n’est pas très difficile à relever ?

LUCIANA : Nzuzi Makambo écrit de bons textes, ça m’aide à travailler facilement sur les mélodies, il a la chance d’être un bon parolier, un don qui n’est pas donné à tout le monde. Je sens l’odeur d’un bon produit et le professionnalisme de tous les artistes invités, il y a le mélange de styles qui nous fera danser de la rumba ancienne avec le nouveau son, une rencontre des artistes de toutes générations et le respect de la bonne musique congolaise comme la faisaient nos aînés : Rock’A Mambo, African Jazz, OK Jazz, Les Bantous de la capitale etc… On est en train de faire de la bonne musique congolaise avec du bon texte et de belles mélodies, et je crois, cette fois-ci, que Nzuzi Makambo confirmera sa qualité de parolier… et le public le connaîtra.

AEM : Nzuzi Makambo est certes connu dans les milieux congolais de la chanson mais inconnu du grand public, cet album réussira-t-il à le faire connaître davantage ?

LUCIANA : Si Nzuzi Makambo n’est pas bien connu du public c’est parce qu’il a subi la loi des artistes congolais qui confinent les paroliers dans l’ombre : secret défense, tu fermes ta gueule, et ne dis jamais que tu es l’auteur de cette chanson… Je crois en lui, il réussira. Si je me réfère aux chansons qu’il a cédées aux artistes par ci par là , juste pour le plaisir, je lui prédis un bel avenir.

AEM : Comment est née votre collaboration ?

LUCIANA : C’est un pote de longue date, mon souhait est qu’il arrive à gagner quelque chose grâce à son savoir-faire, c’est de ce souhait qu’est née notre collaboration, parce que ça m’attristait qu’un auteur comme lui n’ait jamais pu jouir des fruits de ses œuvres.

AEM : Il y a beaucoup d’artistes qui proviennent de ce que l’on appelle « école Odemba », mais vous, vous seriez plutôt de l’école de « fiesta » initiée par Grand Kallé, Tabu ley…

LUCIANA : Je confirme que je fais partie des défenseurs du style fiesta que l’on retrouvera d’ailleurs dans mon album solo  Zanzibar  qui sera bientôt sur le marché. Na koloba na ba mélomanes ke ba somba ba produits na ngai , pe oyo nazali ko réaliser bakozala deçus te , il y a du vrai boulot ( Je recommande aux mélomanes d’acheter mes produits, tout comme ceux de mes autres collègues dont la réalisation m’a été confiée, ils ne seront pas déçus, car il y a du vrai boulot).| Propos recueillis par Jossart Muanza (AEM)

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