J ournaliste au quotidien « Le Courrier d’Afrique » où il signait depuis 1967 sous le pseudonyme de « Le Flâneur », Sam Luval, disparu le 4 mars 2009, a été un témoin privilégié de la lutte pour l’indépendance de l’Angola comme il ressort du travail universitaire d’un autre journaliste angolais Siona Casimiro intitulé « Maquis e arredores, Memórias do jornalismo que acompanhou a luta de libertação nacional » (« Maquis et alentours », Mémoires du journalisme qui a accompagné la lutte de libération nationale ). Cet ouvrage est le résultat d’une année de recherche, menée notamment au Centre d’études Africaines pour l’Action Sociale (CEPAS) à Kinhasa, en RDC, en République du Congo, au Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren en Belgique, à « Torre do Tombo » à Lisbonne au Portugal, ainsi qu’en Suisse. Ce mémoire reprend entre autres documents des reportages du disparu notamment celui , mémorable, réalisé dans le maquis de Cabinda qui avait révélé à l’opinion angolaise et internationale l’existence des autres acteurs de la lutte de libération de l’Angola. Titré « Les sept jours de Sam Luval dans les maquis de Cabinda », cet article avait amené l’OUA à un positionnement plus équilibré vis-à-vis des principaux mouvements nationalistes de l’époque. Avant cet article, le GRAE (Gouvernement Révolutionnaire de l’Angola en Exil), constitué par le FNLA jouissait de la reconnaissance exclusive de l’OUA. Au moins 67 pages sont consacrées à ce long reportage dans ce livre paru aux éditions Mayamba et dont le lancement a eu lieu le 09 novembre 2011. Ce livre de 316 pages est le recueil d’un travail réalisé dans la clandestinité par des journalistes angolais en exil dans les années 60-70, au plus fort de la guerre anticoloniale. Parmi ceux-ci, évidemment le journaliste Sam Luval décédé, à l’âge de 72 ans, le 4 mars 2009 à Kinshasa, la ville qui l’avait vu naître. AEM vous propose de larges extraits de ces reportages.
Ce mémoire s’intéresse également aux camps des réfugiés où la dynamique de la vie était différente, où les populations vivaient dans l’anxiété et avec des rêves d’une société libre et prospère en Angola. Sans oublier la situation dramatique vécue en exil en dépit de l’hospitalité des peuples et des pays frères. La lecture de cet ouvrage permet aussi de se faire une idée sur la situation vécue par les populations à l’intérieur de l’Angola ainsi que les tactiques utilisées par les colonialistes portugais pour perpétuer leur système de domination. Parmi ces tactiques, celle de diviser pour mieux régner, un piège auquel de nombreux Angolais, des différentes couches sociales, y compris des notables se sont fait prendre. Siona Casimiro ne renie pas son empathie avec le MPLA, mais pour Dom Vicente Carlos Kiaziku, l’evêque de Mbanza Kongo qui a préfacé l’ouvrage, « cela ne signifie pas que l’auteur aurait tendance à cacher les côtés négatifs du parti au pouvoir et à mettre davantage l’accent sur les mauvais agissements des autres partis. Après tout, l’impartialité est possible. »
Morceaux choisis
« Plusieurs détenus qui étaient internés par les dirigeants du GRAE à la base de Kinkuzu se sont évadés dans la nuit du 4 au 5 Mars. Selon les informations recueillies dans les milieux concernés, certains d’entre eux sont déjà à Brazzaville où ils ont trouvé refuge, tandis que d’autres courent toujours. Cette évasion est la deuxième en moins de trois mois. Rappelons que dans notre édition du 10 Mars, nous faisions état de l’évasion, de la même prison, du détenu Carlos Gouveia. Ce dernier, dit-on, a pris la tangente, il y a deux mois. Des sources ont d’autre part indiqué que Carlos Gouveia, très affaibli, a été interné à l’hôpital du MPLA à Dolisie.
Évasion massive de la prison souterraine de la base de Kinkuzu (1) Lanvu Emanuel Norman, président de la Commission des bons offices en Angola se trouve parmi les évadés.
Dans l’après-midi du vendredi, 10 mars, aux environs de 16h30, nous avons reçu un appel d’un correspondant :
– Allô ! C’est Lanvu Emmanuel Norman, président de la Commission des bons offices en Angola.
– Que voulez-vous alors ?
– Nous venons de nous évader de la prison de Kinkuzu, dit une voix à peine audible
– D’où est-ce que vous appelez ?
– Je suis caché chez un ami
– Comment peut-on alors entrer en contact avec vous ?
L’homme finira par déclarer qu’il téléphonait de Brazzaville où il venait de demander l’asile politique. Le samedi 11, je le rencontrai au Port de Brazzaville.
En face de moi, un homme de très petite taille, fervent, aux cheveux grisonnants, chauve. Une barbe mal entretenue couvrait son menton. Son corps entier était couvert de cicatrices, donnant l’impression de quelqu’un qui venait d’être arraché des griffes d’un léopard. Lanvu est père de douze enfants. Avant son arrestation, il vivait sur l’avenue Victoire, n ° 24, dans la Commune de Dendale. Lanvu est assistant médical. Il possède deux centres médicaux, l’un situé sur l’Av. Victoire n ° 24 et l’autre sur la rue Huls au quartier Immocongo de la commune de Kalamu. En outre, il possède deux cafés, un sur la rue Nyanza, 150, et un autre sur la rue Lukwila, 272 à Lemba. Il se gratte sans cesse.
– Où sont les autres ? lui demandai-je
– Les autres camarades sont encore au poste de police où ils attendent de recevoir leur permis de séjour.
Un saut à la Maison communale nous permit de nous mettre en contact avec tout le monde. Je vois ces misérables gens encore habillés en lambeaux. Puisqu’ils sont occupés avec la police pour l’instant, je profite de l’occasion pour reprendre ma conversation avec Lanvu.
– Êtes-vous un membre du MPLA ? lui demandai-je.
– Non, je ne suis pas affilié à ce parti, je suis plutôt membre de l’UPA (União das Populações de Angola – traduisez Union des populations d’Angola) me dit-il. Après 1960, j’ai assumé les fonctions de secrétaire de la section de l’UPA au sein de la Société Force du Bas Congo à Zongo. En 1962, je me suis installé à Kinshasa. Je suis membre d’honneur de l’UPA ! Je n’ai jamais été révoqué de ce parti. J’ai toujours payé mes cotisations de manière régulière. En conclusion, l’homme soulignait qu’il était encore un membre de l’UPA.
Les circonstances de l’arrestation
Vu son appartenance au parti UPA et face à la multiplication des mouvements politiques angolais, a-t-il expliqué, il avait jugé bon de mettre fin à cette prolifération qui était de nature à favoriser la dispersion des forces. Il a alors défendu l’idée d’une conférence qui réunirait tous les mouvements politiques angolais. Ce congrès avait pour objectif d’étudier la possibilité de l’intégration des petits mouvements au sein de l’Union. Il a ainsi écrit, raconte-t-il, à tous les mouvements politiques angolais, pour leur proposer son idée. Dans cette lettre, il informe également à tous les mouvements sur l’existence d’un comité de bons offices ayant pour mission :
le contact avec tous les mouvements politiques angolais ;
la préparation d’un Congrès ;
le congrès d’unification des forces contre l’ennemi commun.
« J’ai reçu – poursuivra-t-il – une réaction favorable de tous les mouvements, voire du MPLA à Brazzaville, sauf des deux parties qui constituent le FNLA (Front National pour la Libération de l’Angola). »Il souligna avoir rendu publique le contenu de sa lettre au cours d’une réunion populaire tenue au siège du GRAE (Governo de Angola no Exilio – Gouvernement de l’Angola en Exil). Malgré cela les dirigeants de ce gouvernement n’auraient donné aucune suite à sa demande.
« J’ai alors préparé une autre lettre de demande d’audience que je souhaitais remettre personnellement au bureau du Président du GRAE, ce dernier était absent », ajouta-t-il.
Après quelques minutes d’attente, il se résolut de remettre ce courrier à Pinock qui était alors le ministre de l’Intérieur du GRAE (qui signa le livre des correspondances). C’est à ma sortie du bureau de Pinock, poursuivit-il, que « je fus arrêté par un soldat de l’ELNA (Exercito de Libertação Nacional de Angola -Armée de Libération nationale de l’Angola, la branche armée du GRAE), sous prétexte que je n’étais pas muni d’une autorisation de la GRAE. « Je la lui présentai, mais il déclara qu’il venait de recevoir de Peterson un ordre formel de m’arrêter. Dix minutes plus tard, Holden arriva alors que je me trouvais précisément dans le bureau de Peterson qui m’interrogeait et cherchait à savoir avec qui j’étais venu. »Il rétorqua qu’un ami l’attendait dehors, dans son véhicule, devant le siège de la GRAE. « Quelques instants après, à ma grande surprise, je vis surgir mon ami Bento. Il venait, lui aussi, d’être arrêté », raconta-t-il.
Ils furent ensuite conduits au bureau de Holden. «À notre arrivée dans ce bureau, poursuivit-il, Holden était debout alors que, dans un coin, assis sur un petit bureau, on aperçut Gumane, le Président du COREMO (un parti politique mozambicain dont le siège se trouve à Lusaka), en train d’empiler une pile de papiers ». Aussitôt arrivé, se souvint Lanvu, Holden lui avait présenté la chaise vide qui se trouvait devant son bureau de travail. Très remonté, il s’approcha de lui et, sur un ton sévère, il lui lança :
− Au lieu de te contenter de tes activités commerciales, tu veux maintenant te mêler de la politique ? Tu veux me mettre des bâtons dans les roues, poser des barrières sur mon chemin au point de me mettre autour d’une même table avec mes ennemis que sont ceux du MPLA ?
Après avoir prononcé ces mots, dira notre interlocuteur, le président Holden lui assena deux paires de gifles.« Qui t’a autorisé à rencontrer Massamba-Débat, cet homme qui n’apporte aucune aide à la révolution angolaise ? Pour que tu puisses retenir la leçon, je vais t’envoyer au cachot à la base de Kinkuzu » aurait ajouté Holden. Lanvu rappela encore : « Nous fûmes jetés dans le donjon situé derrière le bureau du président, après avoir été copieusement battus. Nous étions constamment aspergés d’urine par les gardes. Et certains de ceux que nous avions trouvés dans ce lieu d’incarcération, où nous étions entassés, étaient inertes. (À Suivre)
Le Flâneur, (Quotidien « Le Courrier d’Afrique », édition du 16 Mars 1967, P.1-3)
Évasion massive de la prison souterraine de la base de Kinkuzu (2-3)
Dans notre numéro d’hier, nous avons évoqué nos premiers contacts avec les évadés de la prison souterraine de Kinkuzu qui sont parvenus à gagner Brazzaville, où l’asile politique leur a été accordé par le gouvernement du Congo Brazzaville. La plupart de nos articles d’hier étaient consacrés à la détention de M. Emanuel Norman Lanvu, le président de la commission angolaise de bons offices. Aujourd’hui, il va nous raconter comment il fut transféré à la prison souterraine de Kinkuzu. La chaleur caniculaire qu’il faisait, ma position inconfortable et le bruit causé par des va-et-vient incessants des gens dans le bâtiment de la Maison municipale de Brazzaville n’étaient pas de nature à favoriser mon travail. J’ai, par conséquent, invité mon interlocuteur dans un café proche, où nous pourrions être à l’aise. «Il y a très longtemps que je n’ai plus goûté la bière. Et dire qu’avant mon arrestation, j’ai mené une vie facile. Ô la vie ! Que de surprises elle nous réserve,» s’exclama Lanvu, les bras levés vers le ciel.
Arrêtés le 15 Juillet 1966, « c’est seulement le 29 Juillet à 22 heures que nous serons transférés à la prison de la base de Kinkuzu. Nous étions 6 à bord d’un camion de marque Mercedes : Lanvu Emanuel Norman, Manuel Bento (mon ami), Ernesto Antonio Thomas, Angelino Silvestre, Kassinda André, Mendonça Bolombo », déclarait-il quand je l’interrompis pour un instant.
– À propos de Kassinda demandai-je : qu’est ce qui lui est arrivé ? Des rumeurs ont circulé dernièrement à Kinshasa sur son assassinat.
– Kassinda et ses camarades ont été emmenés vers une destination inconnue depuis le 26 Novembre 1966. Depuis, ils n’ont plus fait signe de vie. Cette disparition de nos collègues a plongé toute la prison dans un climat de profonde inquiétude. Dans le même temps, la torture est devenue constante, comme étant notre repas quotidien. Pour ne pas connaître le même sort et ne pas être décimés, toute la bande décida de tenter une évasion.
Toujours au sujet de Kassinda, j’ai appris, d’un autre évadé (qui, lui, était détenu à Lubumbashi), que lors d’une réunion tenue le vendredi, 3 Mars dans cette ville, Peterson aurait déclaré que Kassinda et son compagnon Bolombo ont été assassinés à Kinkuzu, que leurs corps n’avaient pas été enterrés, mais jetés à la rivière Inkisi. Ce qui, évidemment, reste à confirmer.
Il était 9 heures, le 30 Juillet, quand ils arrivèrent à la base de Kinkuzu, où ils furent immédiatement emmenés à la prison souterraine (7 mètres de long et environ 5 de large), située à environ 300 mètres d’une rivière. Les murs de cette prison sont en dalles et sans fenêtres. Plusieurs prisonniers y étaient déjà enfermés. Certains depuis il y a deux ans, d’autres un an. « Depuis notre arrivée tous ces prisonniers ont été transférés vers un autre lieu », a-t-il précisé.
Les conditions de détention
Évoquant les conditions de détention, mon interlocuteur les a qualifiées d’inhumaines : «Dans cette cellule d’environ 5 à 7 mètres, nous étions entassés jusqu’à 38 personnes, les unes sur les autres. C’était étouffant. Nous restions enfermés pendant toute la journée. Nous étions privés d’air libre sauf quand nous devions aller travailler. Nous étions battus à chaque rotation des gardes, et l’on nous traitait de communistes», raconte-t-il.
Selon le même récit, les repas n’étaient pas réguliers. « De temps en temps, on n’avait droit qu’à 10 grammes de poisson salé », « juste le poids d’une lettre d’imprimerie. » Et de poursuivre : « Nous restions parfois 4 ou 5 jours sans manger. Et ce n’était pas seulement les prisonniers qui mourraient de faim à Kinkuzu. Les soldats également étaient privés de nourriture pendant plusieurs jours. Ces derniers étaient cruels car on leur faisait croire que c’étaient les prisonniers qui étaient la source de leur malheur. Les prisonniers sont considérés comme des contre-révolutionnaires et des criminels qui empêchent les pays africains à accorder une aide suffisante au GRAE. »
Aucune assistance médicale
Toujours selon le narrateur, les détenus dorment à même le sol et sans couverture. Les patients ne reçoivent pas de soins médicaux en prison à Kinkuzu. Des cas de gale et de « kwashiorkor » dus à la malnutrition y ont déjà été signalés. « Un jour nous avons reçu la visite de Peterson, le chef de la sécurité du GRAE qui ordonna au chef d’État Major de durcir davantage nos conditions par les travaux forcés et qu’à la moindre erreur commise par un détenu la responsabilité en incombe à l’ensemble des prisonniers » a-t-il ajouté. Les représailles étaient de plus en plus sévères, et la palette (instrument de châtiment corporel) en vogue. Il arriva même au point de faire plaquer les détenus au sol et demander aux soldats de leur marcher dessus.
Le jour de l’évasion de Carlos Gouveia, les détenus firent soumis à une torture assez particulière : «nous étions plaqués contre le mur, la tête en bas, pour recevoir des briques sur le dos. Et nous avons encore les cicatrices des coups de palettes sur les fesses», a-t-il indiqué. Et de renchérir : « Holden nous a rendu visite à trois reprises, nous espérions un verdict en fonction de la culpabilité de chacun, mais en vain. Quand vous arrivez à la prison de Kinkuzu, personne ne vous dit combien de temps, vous y resterez.»
«Dans la nuit du 4 Mars, dit-il, on assista à une activité inhabituelle dans la cellule. Durant la journée de travail, les prisonniers avaient réussi à dérober un morceau de machette avec lequel ils ont creusé un trou de 40 centimètres carrés dans le mur. À 3 heures du matin, les premiers évadés étaient dehors. Malheureusement, quelques minutes plus tard, l’alerte fut donnée et les gardes se mirent à tirer sur les fugitifs. Ce fut alors le « sauve-qui-peut. » L’alarme fut déclenchée. Malgré les balles qui sifflaient dans l’air, poursuit-t-il, « J’ai continué à courir en direction du fleuve. Le fleuve Congo est situé à 4 Km de la base de Kinkuzu. J’ai pu le remonter en au moins 50 Km. J’ai marché durant toute la journée du 5 Mars, à travers la forêt en évitant autant que possible les villages. C’est ainsi que j’ai marché pendant trois jours et trois nuits. À 40 Km de Gombe-Matadi, j’ai réussi à embarquer dans une pirogue qui me conduira au Congo Brazzaville où je me trouve aujourd’hui». (À Suivre)| Le Flâneur (Quotidien « Le Courrier d’Afrique », édition des 17 et 18-19 Mars 1967, P.1-3) | ■ Jossart Muanza (AEM)
L’auteur
Sous le surnom de Gigi Siona, le journaliste Siona Casimiro wa Bole Tulanta a signé de nombreux articles dans «Les Actualités Africaines», un journal hebdomadaire sous l’influence de Mobutu, auquel il fut admis grâce aux bons offices du rédacteur en chef qui était son ami du quartier et un confrère. Diplômé du Centre de formation professionnelle des journalistes (CFPJ) à Paris, il a débuté sa carrière comme stagiaire à l’Agence Congolaise de Presse (ACP), sous la supervision du correspondant local de l’agence Reuters. Il a ensuite travaillé successivement aux hebdomadaires «Les Actualités Africaines’ , et « Horizons 80 », et également aux quotidiens «L’Étoile» et «Le Courrier d’Afrique». Il a, en outre, été le correspondant de l’Agence France-Presse.
À Brazzaville, il a collaboré aux émissions «Angola combatente» de la «Voix de la Révolution» et à l’édition d’un bulletin de nouvelles distribué aux représentations diplomatiques étrangères accréditées en République du Congo. Et, en Angola, il a été pendant plus d’une décennie, le correspondant de l’agence Associated Press ainsi que de la PANA. Cofondateur de l’agence de presse officielle ANGOP, il est actuellement le Rédacteur en chef du journal «o Apostolado» et membre du comité de rédaction de «Radio Ecclesia», l’antenne angolaise de Radio Vatican.
Bien qu’ayant milité activement dans le MPLA de 1966 à 1991, il se définit plutôt comme une personne apolitique engagée dans l’activisme civique. La preuve ? Il est notamment le coordinateur du projet de création de l’Association démocratique des journalistes angolais en exil, à l’initiative de la création de l’Union des journalistes angolais et membre de la fondation MISA Angola. | ■ J.M.















