Viviane Mukoko qui ne se départit jamais de son sourire et de son humeur badine | Photo @ Bokal(AEM) La fête s’est déroulée dans une salle à l’étage qui surplombait la Seine qui coulait à dix mètres de là. Des clapotis répétitifs et apaisants du fleuve parisien mêlaient leurs mélodies aux accords de la rumba congolaise dans toute sa diversité qui emplissaient la piste de danse. Viviane a organisé une fête qui lui ressemblait terriblement : pas de solennité ni de rigidité, pas d’emphase ni d’expression d’émotion programmée… presque comme si elle recevait chez elle. Une fête touchante de simplicité et d’une forme de sincérité et d’authenticité. Fidèle à elle-même, Viviane allait de table à table répandre la bonne humeur. Dès qu’elle ouvre sa bouche dévoilant un superbe « nzela ya mino », l’intéressée a toujours un trait d’humour, un zeste d’ironie pour détendre l’atmosphère. Le samedi dernier, elle n’a pas dérogé à la règle, sans en rajouter.
Pendant ce temps, son époux de mari Blaise Mukoko promenait avec indolence sa grande carcasse avec une bonhomie qui trahissait une grande joie rentrée, contenue, vécue sagement de l’intérieur. Lui aussi, comme à ses habitudes. La relative exubérance, la spontanéité et l’humour permanent de Viviane tranchent avec le caractère du très taciturne Blaise. Une vraie rencontre des extrêmes comme seul le grand amour sait rendre possible et surtout viable. Le couple partageait avec les siens et les amis un autre bonheur : la fille Olivia Mukoko avait décroché son baccalauréat en juin dernier. C’était également sa fête. Une fête qui a mêlé toutes les générations. Si les chansons de Werrason voyaient Olivia et ses copains et copines s’adonner à des parties endiablées de danse, les chansons de Madilu avaient connu un grand succès tandis que le record de l’affluence sur la piste était revenu aux « 19 minutes de Ngwasuma » de Zaïko Langa Langa.
L’ambiance était tellement conviviale et familiale que quand la musique s’interrompit un peu plus tôt que prévu, les convives sont restés en train de deviser pendant plus d’une heure sans se plaindre de l’absence de musique…|Botowamungu Kalome (AEM)





